Article mis à jour le 30/03/2026
Cet article sur la reprise de données fait partie de notre dossier sur l’interopérabilité et les flux de données et du chapitre « Les défis de l’intégration de données »
Un changement d’application, une montée de version, l’ajout de modules complémentaires ou l’intégration d’une nouvelle filiale avec des applications hétérogènes à remplacer génèrent souvent un travail très ingrat pour assurer la reprise des données existantes entre les anciens et nouveaux systèmes.
Cette reprise de données ne se résume pas à un export/import entre deux applications. Elle consiste à cadrer, qualifier, transformer et recharger un patrimoine data dans une cible sans casser la logique métier, les usages aval ni les exigences de conformité. Dans un projet ERP, un carve-out, une fusion-acquisition ou une refonte applicative, la vraie difficulté n’est pas de déplacer la donnée, mais d’en préserver la signification, la qualité et l’exploitabilité.
La gestion des données « statiques » (articles, clients, fournisseurs, nomenclatures) et des données vivantes (commandes, ordres de fabrication, suivis de production, …), sans s’opposer, nécessitent des approches différentes pour traiter au mieux leurs spécificités.
La data platform Phoenix de Blueway vous facilite toutes les opérations de manipulation de données grâce aux fonctionnalités ETL et EAI. Elle vous permet également de prendre en charge également toute la problématique de gouvernance des données grâce aux fonctionnalités de MDM (Master Data Management) qui traite de la qualité des données et de leur complétude. Les opérations de reprises de données complexes, nécessitant notamment plusieurs phases intermédiaires dans la méthodologie, peuvent être facilitées grâce au Bus Applicatif qui garantit l’acheminement progressif des échanges et leur persistance.
Reprise de données, migration de données et intégration de données, même enjeux ?
Reprise de données, migration de données et intégration continue ne recouvrent pas exactement le même besoin. La migration désigne le déplacement de données d’un système à un autre. L’intégration traite la circulation continue des données entre plusieurs applications. La reprise de données, elle, intervient au moment critique d’un basculement, d’une consolidation ou d’une convergence de SI, avec un enjeu immédiat de mapping, de qualité, de cohérence et de continuité métier.
Quelques exemples de contextes dans lesquels les enjeux de reprise de données sont clés
Pour rappel, la reprise de données est une opération essentielle pour transférer les données d’un ancien à un nouveau système, en préservant leur valeur, leur intégrité et leur qualité. Elle nécessite une série d’étapes incluant le nettoyage des données, le mapping des champs, le paramétrage, la validation et la recette, afin de garantir une intégration réussie et fonctionnelle dans le nouveau système.
Voici quelques exemples de projets dans lesquels la reprise de données revêt un rôle important :
- Les fusions-acquisitions bien sûr. Il est alors essentiel de garantir que les données de deux entités distinctes soient intégrées efficacement et de manière sécurisée, afin de maintenir la continuité des opérations et de maximiser la valeur de l’entreprise fusionnée.
- La reprise d’activité après un sinistre. Après un sinistre ou une interruption majeure, la reprise de données est essentielle pour restaurer les systèmes d’information et reprendre les activités. Cela implique souvent de récupérer des données à partir de sauvegardes, et de les réintégrer pour relancer le fonctionnement normal.
- L’intégration de plusieurs systèmes ERP (Enterprise Resource Planning). Ce cas peut être lié ou non à la fusion de deux entreprises : la reprise de données optimisée doit garantir que les informations cruciales comme les inventaires et les données financières soient correctement fusionnées. Les enjeux de mapping et de cohérence de l’information sont bien sûr à anticiper !
- L’évolution du contexte réglementaire et/ou de la politique de gouvernance de données. La migration et reprise des données viennent accompagner la mise en place du nouveau cadre de gouvernance.

Interopérabilité entre processus et données : le cœur de l’agilité d’une entreprise.
Réussir son projet de reprise de données
La reprise de données statiques est souvent un traitement de masse dont les principales difficultés peuvent être résumées dans les points suivants :
- Mapping, agrégation et formatage des données à transférer.
- Gestion des transcodages et implantation de règles de transformations.
- Traitement des volumétries qui peuvent s’avérer importantes.
- Gestion des rejets et contrôle de la qualité des données.
En pratique, le plan de reprise de données doit documenter au minimum les objets repris, les règles de transformation, les critères d’acceptation, les motifs de rejet, les rôles de validation, le calendrier de recette, les modalités de bascule et les contrôles post-chargement. Sans cette formalisation, les arbitrages se déplacent en production, au pire moment du projet.
Ces problématiques de reprise de données existantes sont totalement prises en compte dans le socle Data Foundation de la plateforme Phoenix dont les fonctionnalités ETL permettent de prendre en charge de fortes volumétries de données, toutes les notions de transcodage, de transformation et de gestion des rejets. Ces traitements peuvent également être opérés à partir de flux EAI notamment lorsque les règles de transformation s’avèrent complexes. Les différentes phases et process peuvent être enchaînées dans des Workflows et donner lieu à des contrôles, validations et modifications au sein d’écrans mis en œuvre dans le module de Présentation des données.

Quelle méthodologie pour transférer les données entre deux sociétés ?
La reprise des données « vivantes » présente, à priori, le même niveau de difficultés que celles rencontrées lors d’un transfert de données statiques et doit suivre des étapes structurées. Voici quelques conseils :
Assurez de suivre plusieurs étapes clés dans la méthodologie de reprise
La méthodologie opérationnelle de reprise de données doit suivre plusieurs séquences :
- cadrer le périmètre utile et les objets à reprendre ;
- cartographier les sources, les dépendances et les responsabilités ;
- profiler les données pour identifier doublons, trous, écarts de formats et règles implicites ;
- documenter les mappings, transformations, transcodifications et critères de rejet ;
- tester sur un environnement cible, comparer source et cible, puis faire valider les écarts par les métiers ;
- préparer le cutover et les contrôles post-bascule pour sécuriser la continuité d’activité.
Prenez garde à l’évolution des données
Cependant, l’évolution permanente de ces données, apporte une problématique supplémentaire importante qu’il convient de ne pas minimiser.
Garantissez la complétude de vos données
Les traitements ne peuvent pas être effectués de façon parcellaire sous peine de ne plus pouvoir garantir la complétude des données.
De plus, lorsque la reprise porte sur des données personnelles, la bonne question n’est pas seulement “peut-on tout transférer ?”, mais “doit-on vraiment tout reprendre ?”. Profitez du projet pour éliminer les données sans usage clair, les historiques dormants et les champs devenus sans finalité. Une reprise de données bien menée améliore aussi la conformité, car elle oblige à réexaminer finalités, durées de conservation, accès et mesures de sécurité.
Choisissez le bon moment pour la reprise de vos données
La reprise doit généralement s’effectuer durant des phases d’arrêt du système source (le soir, la nuit ou en dehors des périodes d’activité dans le meilleur des cas).
La reprise doit généralement s’effectuer durant des phases d’arrêt du système source (le soir, la nuit ou en dehors des périodes d’activité dans le meilleur des cas).
Davy Hassenboehler, Responsable Avant-Vente chez Blueway
Avant la bascule finale, prévoyez une répétition complète de la chaîne d’extraction, de chargement et de contrôle. La réussite technique d’un chargement ne suffit pas : il faut comparer source et cible, journaliser les écarts, corriger, rejouer puis faire signer la qualité des données par les métiers. C’est cette mécanique de réconciliation qui sécurise réellement la date de bascule.
La mise en œuvre de la plateforme de données Phoenix de Blueway pour vos reprises de données permet de faire disparaître ces contraintes. En effet, la plateforme est capable d’effectuer des mises à jour en temps réel des données, avec si nécessaire, une désynchronisation entre sources et cibles. Cela permet notamment de suspendre les mises à jour à tout moment sans perdre la moindre information saisie ou modifiée dans le système source.
Ces mises en œuvre sont facilitées par les connecteurs applicatifs standardisés avec les principaux progiciels ERP et CRM du marché que nous avons intégrés à notre plateforme.

Échangez sur l’interopérabilité de votre SI avec un expert Blueway !